• DIY Safari en Tanzanie : Préparatifs & Itinéraire

    23 Août 2016 0 No tags Permalink

    Partir en  Safari en Tanzanie  et observer les animaux dans leur état naturel est un voyage inoubliable.  J’ai eu la chance de m’y rendre pour une durée de 10 jours ! Je vous partage mes conseils pour préparer  un voyage selon vos envies sans forcément passer par une agence.zebres safari walkannick

     

    Définir son itinéraire

    La Tanzanie est sans doute l’un des plus beaux endroits en Afrique pour faire un safari. Parmi les incontournables, il y a le parc Seregenti et le cratère Ngorongoro, tous deux classés au patrimoine de L’UNESCO. L’itinéraire le plus commun lors d’un voyage en Tanzanie est de combiner un safari et Zanzibar,  île réputée pour ses plages paradisiaques.
    Pour construire son itinéraire, il faut vraiment évaluer les distances entre les points clés. Par exemple le Parc de Seregenti fait 14 763 km². Pour pouvoir pleinement en profiter, il faut y rester au minimum 2 jours.
    Voici mon itinéraire pour 10 jours :
    • Jour 1 : Arusha – Tarangire National Park; Nuit à Sangaiwe Tented Camp
    • Jour 2 :  Tarangire – Serengeti National Park; Nuit à the Kati Kati Tented Camp
    • Jour 3: Serengeti National Park; Nuit à Kati Kati Tented Camp
    • Jour 4: Serengeti National Park – Ngorongoro Crater – Karatu nuit à Ngorongoro Farm House;
    • Jour 5: Karatu – Arusha – Zanzibar
    • Jours 6-10: Zanzibar

    Billet avion & Transport

    Côté billet d’avion, mon premier réflexe a été de regarder les vols pour Dar es Salam, qui est la capitale de Tanzanie. Cependant, d’après mon itinéraire il était plus pratique d’arriver à l’aéroport de Kilimanjaro.  J’ai voyagé avec Ethiopian Airlines,  une compagnie partenaire de Star Alliance, le vol au départ de Paris faisant une escale à Addis Abeba avant de rejoindre la destination finale.  Pour rejoindre Arusha il faut compter 1h de voiture, au tarif négociable avec le taxi (50USD enciron). Pour rejoindre Zanzibar, deux possibilités : le ferry au départ de Dar Es Salaam pour une traversée dure entre 1h30 et 4h selon le type de bateau, ou l’avion depuis Arusha pour un vol d’1h30.

    Choisir un tour pour le safari

    La partie la plus fastidieuse de l’organisation d’un safari selon moi, c’est de trouver un Safaris tour. Vous pouvez commencer par regarder dans les guides tels que le routard ou encore demander conseil à d’autres voyageurs qui ont déjà fait des safaris. Pour ma part Jennifer de Moi mes souliers  m’a dirigée vers  esprit aventure , malheureusement mes dates n’étaient pas flexibles et je n’avais pas le budget pour un tour privé. J’ai continué mes recherches, j’ai fouillé les internets  et je dois avouer que ce n’est pas évident de faire un choix à distance. Il faut prendre le temps de lire les reviews, les conseils, vérifier que l’entreprise a bien une adresse postale, une page Facebook, c’est un peu comme choisir un hôtel. On check, on évalue le professionnalisme, on demande sur les forums.  J’ai finalement choisi African budget safari et je n’ai pas été déçue, il faut dire que j’ai eu de la chance, j’avais booké un tour dans un groupe de maximum 7 personnes. Cependant il n y pas eu d’autres réservations pour mes dates, du coup j’ai eu un safari privé pour mon copain et moi pour le prix d’un safari de groupe.
    Prix total du Safari pour 5 jours : 2020 $ CAD par personne, incluant les repas pour 5 jours , le guide, le transport, l’hébergement et le prix d’entrée pour les différents parcs.
    Pendant mon safari j’ai pris en note les noms des tours sur les voitures, je ne les ai pas évalués,  mais si nous partons du principe que les voitures étaient sur place, c’est que ce sont de vraies entreprises de tours.
    Bien que la vaccination contre la fièvre jaune ne soit pas obligatoire à l’entrée sur le territoire, il est fortement recommandé de le faire. Lors de mon arrivée à Kilimanjaro, les agents d’aéroports ont  procédé à un contrôle des carnets de vaccinations sur tous les passagers.
    Le vaccin de la fièvre jaune se fait dans un centre de vaccination du voyage ou encore au centre de vaccination Air France à Paris. Le centre de vaccination sera aussi en mesure de vous délivrer une ordonnance pour un traitement de Malarone, indispensable pour un voyage en toute sécurité.

    Trousse de pharmacie pour un safari: 

    • Protection solaire
    • Biafine
    • Spray anti moustique
    • Traitement anti- malaria
    • Immodium ou autres anti diarrhée
    • Pommade anti démangeaisons
    • Antiseptique

    Que mettre dans son sac à dos pour un safari ?

    • Habits :
    • T shirt / débardeur
    • T shirt manche longue
    • Hoodie/Pull over
    • Coupe vent/imperméable
    • Pantalon /legging
    • Chaussures de marche
    • Casquette/chapeau
    • Autres équipement
    • Lunettes de soleil
    • Lampe torche
    • Appareil photo
    • Adaptateur universel
    • Jumelles
    • Sac de linge sale
    • Papier toilettes/mouchoir
    • Savon/Shampoing
    Ce que j’aurais voulu savoir avant de partir
    • Il est Inutile de changer l’argent avant votre départ: Les billets de 100 et 50 dollars qui datent d’avant 2006 ne sont pas acceptés par les locaux, il est donc préférable de changer son argent sur place afin d’être sur de pouvoir l’utiliser.
    • Les ATM sont nombreux  à Arusha contrairement à ce que l’on peut lire sur les internets.
    • Certains Lodge ont Internet
    • Préparer une trentaine des petites coupures de 1 dollars pour les bakchich (tips). Ici les pourboires sont la norme, et ce ne sont pas les voyageurs qui vont y déroger.
    • Il y a beaucoup d’attente avant d’entrée dans les parcs, entre 20 minutes et 1h
    Je dois avouer que la préparation de ce safari a demandé plus de temps que mon voyage en Asie du Sud-Est.  Le reste du séjour n’a été que du bonheur et je vous en parle dans un prochain article !  

     

    safaris walkannick

     

     

  • Imerikanjaka, village près d’ Antananarivo

    05 Déc 2014 0 No tags Permalink

    riziere madagascar

    Me voici à Imerikanjaka, le village d’origine de mon grand père. Je n’ai pas mis les pieds à Madagascar depuis mes 10 ans. Originaire du pays, je suis née en France et parle très peu malgache.

    Cela fait un moment que je souhaite m’investir dans un projet humanitaire à Mada. Quand l’association Rafamiray jeunes a ouvert ce projet, j’ai sauté sur l’occasion. Un des objectifs de l’association est d’œuvrer pour le développement socio-économique et culturel des jeunes du petit village Imérinjaka, situé à une vingtaine de kilomètres de la capitale malgache.

    En effet, le taux d’analphabétisme dans cette zone est très élevé. La jeunesse est victime de marginalisation : faute d’éducation et de formation, elle voit sa survie culturelle compromise.

    Mission : Cours d’informatique

    Nous sommes en avril 2012. Après 9 h de vol et une grosse sieste, je retrouve le groupe de filles qui participe à la mission. Parmi elles, des ingénieurs agronomes et infirmières.

    L’objectif de ma mission est de donner des cours « d’informatique » aux enfants du village. À ma disposition, 6 ordinateurs portables et un générateur à essence pour les faires tourner. Des cours d’informatique dans un village ou il n y ‘a pas d’électricité ? On peut se demander à quoi ca peut bien servir. D’ailleurs j’ai eu droit à des critiques telles que : Oui, c’est bien de donner des cours, mais après vous partez sans laisser le matériel, c’est un peu comme les faires rêver et puis plus rien. Je ne sais plus qui m’a fait cette remarque mais je ne suis pas d’accord.

    De plus en plus, les communications web se développent à Madagascar. Il y a d’ailleurs une vraie communauté et pas mal de Twittos 😉 Mais il est vrai que l’accès à un ordinateur personnel est encore réservé aux plus fortunés.

    Nombreux sont ceux qui n’avaient jamais touché un ordinateur auparavant. Cette mission a été pour eux l’occasion d’en apprendre les bases, afin d’être capables d’utiliser un ordinateur dans un cyber café par exemple.

    Ma première classe de 8 élèves

    Les cours ont eu lieu chaque après-midi dans la maison d’une habitante du village, Fara, très accueillante et parlant français, ce qui m’a grandement facilité la tâche. Pour mon premier cours j’étais vraiment stressée, je n’avais jamais vraiment fait ca, et j’étais intimidée car j’avais l’impression d’être ridicule à chaque fois que je tentais de dire quelque chose en malgache. Fara me rassurait en me disant que les élèves sont hyper timides aussi. Mon premier cours consistait à expliquer la composition d’un ordinateur. À tour de rôle, les élèves allumèrent les machines. C’était vraiment une première sensibilisation à l’environnement Windows.

    lecon informatique madagascar

    Traitement de texte paint et démineur

    Pour le cours suivant, j’avais demandé à chaque élève de préparer un petit texte ou même d’apporter un livre pour le cours de traitement de texte. J’étais contente car le lendemain 2 élèves supplémentaires ont rejoint le cours, pour un total de 8 élèves dans la classe, tous âgés 12 et 18 ans. Certains progressaient plus vite que d’autres, mais chacun avait vraiment l’air d’apprécier le cours. J’ai continué en alternant traitement de texte et dessins sous paint et le quart d’heure démineur à la fin de chaque cours. Le dernier jour, j’ai pu faire imprimer les textes afin que chacun puisse garder une trace de son travail.

    cours informatique 8 eleves madagascar

    Bilan des 10 jours

    Ce fut une expérience enrichissante, car elle m’a réellement donné le goût d’enseigner. Je pense recommencer, et pourquoi pas donner des cours de français ou d’anglais pendant mon voyage en Asie. Rien n’est encore vraiment fixé, mais ce qui est certain c’est que je le ferai à nouveau.

    Pour ceux qui seraient intéressés par une mission : Rafamiray jeunes